A quelques kilomètres de nous, les présidentielles américaines auront lieu en novembre prochain ; les débats entre démocrates et républicains font la une des journaux jour après jour. Chaque candidat, avec son vice-président à ses côtés, essaie de gagner la sympathie du peuple américain en essayant de leur proposer le meilleur programme possible.




Malgré les antagonismes existant entre leurs visions ; ils restent néanmoins deux américains voulant au mieux de faire falloir leurs idées en vue de parvenir à la plus haute magistrature du pays. N’est-ce pas ça la démocratie ?

Au fil de l’histoire, Haïti s’est toujours distinguée comme nation spéciale. Notre pratique de la démocratie n’échappe pas à cette règle malheureusement. A chaque élection ici, c’est comme l’Armageddon. En effet les débats entre candidats n’existent quasiment pas sinon de quoi parleraient-ils ? Nous savons par expérience qu’ils n’ont pas de plans concrets sinon de se faire le plus de pognons possible. Les candidats les plus puissants chez nous sont ceux qui distribuent le plus de pot de vins, d’armes et qui sait se procurer des zombis auprès de papa Legba. Notre meilleure forme de campagne est l’intimidation, le meurtre et l’occupation inutile des rues de la capitale. Ouf !




Intimidée, la population se prépare pour une élection mieux qu’une annonce de guerre. Elle s’achète des provisions pour leurs greniers au cas où le pays aurait des ennuis le jour de l’élection d’autres se rendent en province et les autres (plus braves) se font payer pour leur vote. Pas question de risquer leur vie pour rien. N’ont-ils pas raison de se mettre à l’abri des élections quand on se souvient de ce qui s’est passé dans de pareilles circonstances à Marchaterre en 1929 aux Cayes (sud du pays) sous l’occupation américaine (1915 – 1934), « les vêpres jérémiennes » à Jérémie (sud-ouest du pays) en 1964, les massacres de Cazale (nord de Port-au-Prince) en 1969, Fort dimanche à Port-au-Prince en 1986, Jean Rabel (département du Nord-Ouest) en 1987, la ruelle Vaillant à Port-au-Prince en 1987, Raboteau à Gonaïves (département de l’Artibonite) en 1994, La Scierie à Saint Marc en 2004.  

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