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PHOTO : RFI.fr (Archive)

L’ONU admet son implication dans l’épidémie de choléra en Haïti

Un pas vient d’être franchi dans le cadre de la recherche de la responsabilité onusienne dans la propagation du choléra en Haïti. Dans un article publié dans le « New York Times », l’Organisation des Nations Unies admet avoir joué un rôle dans l’apparition de l’épidémie dans le pays.




Pour le Bureau des Avocats internationaux, il s’agit du résultat d’une longue bataille. Selon le BAI d’autres étapes restent à franchir. Me Mario Joseph, appelle les organisations haïtiennes de défense des droits humains à la mobilisation en vue d’obtenir réparation en faveur des victimes du choléra.

A rappeler, le 22 octobre 2010, soit neuf mois après le séisme, le président haïtien René Préval annonce que la grave épidémie de diarrhée qui sévit dans la région de l’Artibonite est causée par le choléra. Aucun cas n’avait été diagnostiqué dans le pays depuis plus d’un siècle.  




Selon le monde scientifique, notamment les centres américains de contrôle et de prévention des maladies, des casques bleus népalais, porteurs sains de la maladie, seraient à l’origine de l’importation du choléra sur l’île.

Malgré ces études, l’Organisation des Nations unies ne reconnait aucune responsabilité dans cette épidémie.

L’épidémie s’est déclarée au nord de la capitale Port-au-Prince sur les rives de la rivière Meye, à proximité de Mirebalais. Après trois semaines d’épidémie, la situation, déjà très préoccupante, se complique à cause du passage de l’ouragan Tomas.

En novembre 2010, des incidents éclatent entre une partie de la population et les casques bleus. Les manifestants accusent ces derniers de mal gérer l’épidémie et de la répandre dans le pays. 

Au 18 octobre 2013, l’OMS estime que l’épidémie a causé 8 500 décès pour plus de 700 000 cas majoritairement recensés en Haïti et en République dominicaine, mais aussi à Cuba et au Mexique.

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