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EDITO : Quand la cité du drapeau refait surface dans l’histoire

La période de campagne pour les prochaines présidentielles est bel et bien ouverte. On constate que plusieurs candidats ont fait choix de la commune de l’Arcahaie comme lieu de lancement de leur campagne. Si donc les élections constituent une rencontre entre le peuple et son leader ; il serait intéressant de se demander pourquoi cette prise de contact se doit d’être faite à partir de la cité du drapeau.




Dans un contexte où notre souveraineté est de l’histoire ancienne ; où la communauté internationale a reconnu de nous avoir empoisonné avec le virus du Vibrio cholerae,  sans compter notre budget qui n’est ni plus ni moins qu’un cadeau empoisonné : le choix de la cité du drapeau pour lancer sa campagne peut être parlant quand on se rappelle que c’est dans cette même ville que le fondateur de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, avait symboliquement arraché le blanc du tricolore français le 18 novembre 1803 pour signifier le rejet des blancs dans la construction de la nouvelle nation et avait demandé par la suite à Catherine Flon de recoudre les noir et les mulâtres sous un même drapeau : notre bicolore bleu et rouge. 




Que faut-il donc retenir de cette démarche ? Est-ce que les blancs peuvent s’inquiéter d’une éventuelle prise de conscience des haïtiens ?

Cela va de soi que les enjeux et défis politiques ne sont pas les moindres dans ces élections ; un dépassement de soi s’impose pour faire passer en premier les intérêts de la nation. Jusqu’où peut-on s’accrocher à un idéalisme Dessalinien chez nos candidats actuels. Lequel parviendra à réunifier les secteurs de la vie nationale sous notre sombre bicolore.

Aussi longtemps que le drapeau est le symbole de la souveraineté d’un peuple ; notre chère Archaie est le symbole de notre chauvinisme à l’haïtienne.  Il y a 213 années une seule rencontre dans cette ville mythique nous a propulsé vers notre indépendance, en d’autres termes vers la récupération de notre souveraineté de peuple ; reste à savoir ce que la convocation de ces candidats apportera dans les années à venir dans les annales de notre histoire de nègre.

Donaldson VELNY

                                                                                                                               36 23 16 66

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