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Michel Martelly, Président de la République d’Haiti | 2011-2016

Haïti : Discours de fin de mandat, Martelly tape ses opposants

En fin de matinée du 7 février 2016, députés et sénateurs ont été réunis dans le cadre de la cérémonie de fin de mandat du président de la République, Michel Martelly, et c’était le moment pour le Parlement haïtien de constater le vide institutionnel.

23 sénateurs et 86 députés ont répondu à l’appel nominal, avons-nous constaté. Diverses personnalités du corps diplomatique et du cabinet ministériel ont pris part à cette cérémonie. Dans son discours de circonstance, le chef de l’état sortant a remercié la population pour la confiance placée en lui durant le quinquennat.

Vous, peuple haïtien, vous qui m’aviez fait le grand honneur de me confier la plus haute magistrature de l’état pour conduire sa destinée, je vous exprime toute ma reconnaissance,

a déclaré Michel Martelly qui a demandé à la nation de continuer de cultiver la foi.

Le chef de l’Etat appelle le peuple à croire sans relâche  au changement; tout en annonçant que le pays se relève.

Je pars avec la conviction que les avatars de l’histoire ne pourront pas avoir raison de ses projets d’avenir ,

a lâché le président qui croit que la relève se trouve présentement dans les écoles, dans les universités et dans tout le pays.

Le mandat du président sortant de la République a connu des jours sombres avec les différentes revendications de l’opposition, ce qu’il reconnait.

J’étais face à tous les défis, face à l’impossible et au désespoir le plus total, mais surtout face à celles et ceux dont la mauvaise foi n’a jamais cédé et ne cèdera jamais,

a-t-il poursuivi d’un ton ferme pour indexer implicitement ceux qui se sont toujours montrés hostiles à sa gouvernance.

Satisfait, toutefois, de son mandat, Michel Martelly, devant l’assemblée parlementaire, se dit prêt à comparaitre devant le tribunal de l’histoire. Il invite le peuple haïtien à garder confiance en lui. Malgré tout, le locataire sortant du Palais national a profité de l’occasion pour pardonner à ses opposants qui, durant tout le quinquennat, n’a pas cessé de le critiquer.

Vladimir Désir

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