Lors de la tenue des élections de 2010-2011 qui allaient mener plus tard, tant  bien que mal,  Michel J. Martelly à la magistrature suprême du pays; Le Président d’alors SEM René Garcia Préval avait fait appel à des soi-disant experts de l’OEA leur demandant littéralement de venir compter les bulletins de nos urnes parce que les précédentes estimations du CEP, conduit par Gaillot Dorsainvil à l’époque, avaient été contestées au vu et au su de tout le monde. Peu après, le centre pour la recherche économique et politique (CEPR) a souligné qu’il y avait tellement de problèmes avec les décomptes électoraux que les conclusions de l’OEA s’apparentaient à une décision politique plutôt qu’électorale.

Ce faisant, Le président Préval avait mis au grand jour l’inaptitude des membres du CEP au calcul. C’est regrettable qu’à ce niveau, ceux qui se disent intellectuels ignorent encore les rudiments des sciences mathématiques!

Le déterminisme qui veut que les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes circonstances semble être de rigueur chez nous en Haïti. Cinq  ans après la gaffe de M. Dorsainvil;  le même scenario se répète à la même institution dirigée cette fois par un autre con frère : M. Pierre Louis OPONT. Et pour cause, Les résultats des élections sont encore contestés, les méthodes de comptage des bulletins ne sont crédibles aux yeux de personne laissant ainsi les acteurs concernés dans de sempiternels efforts de justification. Fait exceptionnel! Plus de trois mois après la tenue des présidentielles, un résultat définitif n’a jamais pu être proclamé […] Faute d’intellectuels sachant compter vraissemblablement.  Subséquemment, un gouvernement provisoire est improvisé avec pour mission principale de  re- compter les bulletins des votes.

Entendons-nous là-dessus: Haïti serait-il vraiment une république d’Olbichou? Est-il vraiment nécessaire que le ministère de l’éducation nationale mette l’accent sur les notions de calcul dès la maternelle?

Ces interrogations ont certainement leurs réponses mais il va falloir attendre un tout petit peu avant d’avancer telle ou telle conclusion. Outre les missions qu’il s’est vu attribuées; ledit gouvernement provisoire dispose d’un mandat de quatre mois ou 120 jours. Déjà pour la ratification d’un premier ministre plus d’un mois de l’échéance est sacrifié…

Reste à savoir si le Président Privert (homme qui a la difficile tâche de compter au nom de la nation et dont les jours sont comptés) restera dans les termes de l’accord ayant été signé entre l’exécutif et le législatif.  Ce qui est, par ailleurs, le souhait de plus d’un.

Voilà que le dé est lancé; le temps seulement nous dira si nous, haïtiens, sommes dirigés par une bande d’olbichou ou pire.

Tic tac, tic tac!!!

  Donaldson VELNY

  Donaldson.velny@hotmail.com  

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